13 novembre 2016, un an après..

Je n’ai jamais écrit d’article sur les attentats du 13 novembre 2015 et je pensais ne jamais à avoir le faire parce que je venais à peine d’ouvrir mon blog, que je ne voulais pas que mon premier article soit déprimant. Mais un an après, j’ai eu l’envie d’en parler. A l’époque je n’avais pas les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti, ce que nous avons tous ressenti lorsque nous avons appris la nouvelle, et d’ailleurs je ne les ai toujours pas pour qualifier ce qu’il s’est passé ce soir là. Mais je voulais faire un bilan de cette année post attentat avec vous.

Au début de cette année, j’avais rédigé un article sur le jour où je suis retournée à un concert, mais je ne l’ai jamais publié. Pourquoi ? Je ne sais pas. Toujours est-il que dans cet article, j’y écrivais mon ressenti concernant ce concert. Jamais je n’aurai pensé qu’un jour j’appréhenderai d’assister à un concert, même après les attentats j’avais envie de retourner voir des artistes jouer, ça me manquais. Mais quand j’ai acheté ma place, j’ai eu un déclic, ce traumatisme que je pensais ne pas avoir s’est réveillé. J’ai eu peur d’y aller. Plus les jours passaient, plus j’étais anxieuse. Et lorsque le concert est enfin arrivé, le premier réflexe que j’ai eu, était de regarder où se trouvait la sortie de secours (tout à fait normal lors d’un concert n’est ce pas ?).. C’est vraiment frustrant d’avoir ce sentiment de peur et d’insécurité, surtout quand on est comme moi, une grande adepte des concerts ou autres événements publiques. Au final, ça s’est très bien passé et j’en garde un bon souvenir, j’avais d’ailleurs presque oublié cette ambiance de terreur que l’on ressentait depuis plusieurs mois.

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                             (Photo : OhMyMag)

Viennent ensuite les attentats de Bruxelles qui m’ont directement replongé dans cette horreur. Je pensais à toutes ces personnes qui, à leur tour, ont connu le même sort que nous. J’étais au travail, comme beaucoup d’entre nous, ce matin là. J’ai été incapable de me concentrer de la journée, la radio tournait en boucle sur mon téléphone, et j’appréhendais de prendre les transports en communs pour rentrer. Ça recommençait, et pas qu’en France cette fois. Il fallait apprendre a vivre avec cette peur, c’était notre nouveau quotidien. Alors oui, il y a des attentats tous les jours dans le monde dont on ne se préoccupe pas car on est moins touché, je le reconnais. Mais jusqu’à présent dans ma tête je pensais que ça n’arrivait qu’aux autres (l’égoïsme dans sa splendeur). Je m’étais bien trompée.

Arrivent les mois de juin et juillet : l’Euro 2016 et la fan zone de Paris! Je crois que je ne serait jamais autant reconnaissante envers la FFF, l’UEFA et surtout les bleus pour ce qu’ils ont fait. Cette période nous a fait à tous du bien, pourquoi ? Parce qu’ils ont réussi à tous nous unir pour l’amour du foot et de notre pays dans la joie et la bonne humeur. La marseillaise n’a jamais autant été chantée lors de ces moments là, et elle a pris tout un sens pour moi depuis. Nous ne flancherons jamais devant cette menace terroriste, c’est certain. Bien sûr, il y avait toujours cette appréhension même si les contrôles de sécurité de la fan zone nous rassurait un peu (d’ailleurs je pense que tout le monde s’en fichait de faire la queue pour être contrôlé). Je me souviens même de ce jour où nous sommes allés voir France/Allemagne et où mon amie m’a appris que les hôpitaux de Paris étaient en alerte maximum car ils craignaient un attentat là où nous étions. Cela nous a refroidi direct, mais nous avions décidé de ne pas en parler aux autres de la bande, pour ne pas gâcher leur soirée. Et nous avions bien fait.

tour Eiffel bleu blanc rouge

Quelques jours après la finale de l’Euro, nous avons fêter le 14 juillet à Paris, à quelques pas du Champs de Mars. Cette soirée là, je n’étais pas, mais alors pas du tout inquiète pour nous. La sécurité battait son plein et puis c’était la fête nationale. Nous avons assisté au feu d’artifice de Paris puis nous sommes rentrés en transports… C’est là que nous avons appris pour Nice. Au début je pensais juste qu’un alcoolique avait foncé dans une foule… Jusqu’à ce que ma sœur prononce le mot attentat. Là encore je n’arriverai pas à vous expliquer ce que j’ai ressenti. De la tristesse parce qu’encore une fois notre pays était touché, mais finalement plus aucun étonnement (et c’est horrible de dire ça).

Nous sommes en guerre, il faut l’admettre. Nous devons vivre avec cette menace qui pèse sur nous, ça ne s’arrêtera pas, il y en aura d’autres c’est sûr (je redoute les fêtes de fin d’année). Mais il faut avancer en essayant de contrôler notre peur, parce que oui nous avons tous peur et c’est tout à fait normal puisque nous, nous sommes des humains.

article13novUne pensée pour toutes les victimes des attentats et leurs proches 💐

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